Quel.s parent.s j’ai en pellicule ? – Auray 2024

Article mis à jour par Adeline, 25/02/2025

Projection en pellicule du film collectif au Grand Huit à Rennes – juillet 2024

En 2024, nous avons proposé à des jeunes d’Auray un atelier de cinéma en argentique avec le centre social et socioculturel La Cabanatous, Simon Guiochet et le Grand Huit à Rennes.

Vous trouverez le détail de cet atelier dans la suite de cet article. Mais pour les plus pressé.e.s, vous pouvez commencer par découvrir le film collectif réalisé et projeté en pellicule à Auray et à Rennes. Le film a été sonorisé en direct pendant les projections. Pour présenter ce film en version vidéo, nous avons numérisé l’image et enregistré le son pendant une des projections. En voici le résultat :

Les disparus – film collectif

Maël Bara était en alternance à Vidéo Graphie Auray de décembre 2023 à juillet 2024. Il a réalisé un making-off du projet. Vous pourrez y découvrir les coulisses en couleurs :

Making-off – Les disparus, Maël Bara

La synthèse du projet

Après avoir porté un précédent projet Passeurs d’Images en 2023 avec la Cabanatous (centre social et socioculturel d’Auray) et à destination de jeunes âgés de 15 à 25 ans, en 2024 nous avons proposé à un groupe de 10 jeunes, âgés de 12 à 16 ans, un projet de création audiovisuelle avec Simon Guiochet (artiste cinéaste argentique Breton) et le Grand Huit à Rennes (ancien site des ateliers SNCF transformé par une famille de passionnés en « un voyage festif et familial dans l’univers de la fête populaire et des arts forains traditionnels »)

Avec le Centre social La Cabanatous, nous avons souhaité inviter le groupe de jeunes à nourrir leur culture de l’image en servant un propos. La thématique qui leur a été proposé cette année était : Quels parents j’ai ? L’objectif du projet fut ainsi de permettre aux adolescents de réfléchir à leur place d’ado au sein de leur famille et ainsi à leur relation avec leur ou leurs parent.s.

LE DÉROULÉ DE L’ATELIER

Nous avons encadré 2 sessions d’atelier : 2 jours lors des vacances de printemps + 1 semaine en juillet.

1ère session : découverte du cinéma argentique, programmation, projection et sonorisation

Pendant 2 jours en avril, 8 jeunes ont découvert les outils du cinéma argentique, ils ont créé la bande son d’un film muet et ils ont constitué une programmation de films qu’ils ont projetée devant un public.




Captation vidéo de la sonorisation en direct du film Mickey
2ème session : atelier de réalisation et projection

En juillet, nous avons retrouvé le même groupe de jeunes pour leur proposer la deuxième étape du projet : la réalisation d’un film en 16 mm avec Simon Guiochet.

Les journées étaient organisées en continu. Ceci nous a permis de partager des repas conviviaux entre les matinées et les après-midi de création et ainsi, d’avoir la possibilité de créer plus de liens et de complicité, entre les jeunes eux-mêmes et avec les encadrant.e.s.

L’écriture (1 journée)

Nous avions commencé cette étape lors de l’atelier du mois d’avril. Ainsi, nous avons pu repartir des idées déjà évoquées et les organiser pour créer le scénario.

Carte mentale collective utilisée lors du travail d’écriture

Le tournage à Auray et à Rennes au Grand Huit (2 jours)

Nous avons divisé le scénario en plusieurs séquences et formé plusieurs petits groupes dont chacun était responsable d’une séquence.

Le tournage avec une caméra argentique est totalement différent de celui avec un appareil numérique auquel nous sommes habitué.e.s (jeunes et adultes) : l’argentique ne permet ni la spontanéité, ni les multiples tentatives possibles du numérique. Ainsi, il a fallu nous adapter au matériel, prendre le temps de positionner la caméra, de faire les réglages, de répéter moult fois la scène et enfin, de la capturer sur la pellicule.

Nous disposions de 4 mètres de pellicule.


Le montage (1 jour)

Une fois tous les plans gravés sur la pellicule, Simon Guiochet l’a développée dans son laboratoire. C’est une étape fastidieuse, longue et décisive : c’est après cette étape que l’on peut être surs que les images sont bien disponibles !

Ensuite, nous avons fait le montage : il s’agit de repérer les différents plans puis de les assembler.


La création de la bande son (1 jour)

Le film reconstitué était muet. L’objectif étant de le projeter avec un projecteur argentique, les jeunes avaient pour mission de créer une bande son et de la maitriser assez pour pouvoir la ‘jouer’ en direct lors de la projection.

La projection en argentique et la sonorisation direct était un réel challenge que Simon n’avait encore jamais réalisé en atelier ! (en général, il numérise le film (image et son) avant la projection et celle-ci se fait avec un projecteur numérique).

Ainsi, les jeunes ont remis en œuvre leur talents musicaux, rythmiques et vocaux pour créer la bande sonore du film à l’aide de différents supports : voix, instruments de musique, objets divers, etc.


Les projections à Auray puis à Rennes au Grand Huit

Les moments de projections ont demandé aux jeunes une concentration toute particulière.

La projection d’Auray vue par un jeune spectateur